"Dans les abris et garde-manger naturels que ces pins constituent pour la flore et pour les sangliers, la bécasse et les oiseaux migrateurs, une fois ses piliers à terre, la vie se retire. Alors, les sols qui ne sont plus correctement retenus par les buissons, les petits chênes verts, laissent partir l'eau et deviennent des ravins. De cette façon, la nature s'assèche de plus en plus. La terre s'en va alors aux fortes pluies, en bouchant les ruisseaux, et va augmenter les inondations en aval." Les chasseurs, rassemblés autour de Francis Maurin, sont vigilants et s'inquiètent de ces faits. Ils aimeraient connaître la position des acteurs et des associations qui ont pour vocation de protéger notre environnement, voire de s'y associer

La femme, médiatrice naturelle entre la chasse et l'écologie
Marie-Pierre Espigue est chasseuse engagée dans une battue à Saint-Rémy. "La chasse est tabou pour la gente féminine. Pourtant la femme se sent concernée par le maintient et la régulation des écosystèmes et de l'équilibre de la nature. Elle peut participer elle-aussi à faire évoluer la société en renouvelant la vision de la chasse." affirme-t-elle. Francis Maurin donne aussi son sentiment "Maintes fois, j'ai eu à portée de mon fusil une femelle, et j'ai décidé de la laisser s'échapper pour la laisser à ses petits".
Intrinsèquement, biologiquement, la femme se sent gardienne de la nature et de la vie. Marie-Pierre ajoute : "Comme dans les art martiaux, la chasse veut que l'on soit humble et calme. Lorsqu'elle n'obéit pas à une nécessité vitale, la chasse est un sport qui comme d'autres peut devenir plus noble." Finalement, les écologistes et les chasseurs ont pour fondement une nature complète et équilibrée. Cette expérience en commun peut les amener à trouver de nouvelles relations, à s'apporter et à coopérer mutuellement.
JMA, 14 février 2008
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Eux, les chasseurs, sur ces mêmes lieux construisent régulièrement des abreuvoirs, des baignoires à fond d'argile et des mangeoires, qu'ils approvisionnent. Les sangliers fréquentent ces lieux, les traces en attestent. Leur but est d'entretenir et d'aider la faune et la nature à se développer. A d'autres moments, ils reprendront la chasse, franchement, dans un rapport ou l'animal aura ses chances. Mas non sans réflexion et sans sensibilité aux inter-relations.
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